Revivez l'univers d’un Match de légende !
Halles de Mont-de-Marsan – Place du Général de Gaulle
Du 1° au 4 avril 2027 seulement !
Entrée libre et gratuite
Visites guidées – places limitées !
Plus de 600 visiteurs déjà conquis… Et vous ?
Organisé par l'UNC de Mont de Marsan
avec le soutien de la Ville de Mont-de-Marsan et du stade Montois Rugby
Plongez-vous dans ce Match de 1917 France - Nouvelle-Zélande
Escape Game !
A Vincennes, le 8 avril 1917, un match de rugby amical oppose l'équipe militaire de France à celle de la Nouvelle-Zélande.
Introduit en France par les marins britanniques dans les années 1870, le rugby s’impose progressivement comme un sport à part entière. À partir de 1917, l’armée française encourage sa pratique au front, y voyant un moyen de renforcer la condition physique et le moral des troupes. Pourtant, les soldats lui préfèrent souvent le football lors de leurs moments de repos.
La discipline perd peu à peu de son élan, décimée par la disparition de nombreux jeunes talents, issus des grands clubs et de l’équipe nationale. Face à ce déclin, une commission est même créée pour préserver son avenir. Mais c’est finalement l’organisation de compétitions internationales qui redonne un second souffle au ballon ovale en France.
Sport emblématique des Néo-Zélandais, le rugby jouit également d’une grande popularité chez les Britanniques et les Australiens. À l’arrière comme sur le front, les rencontres interalliées se multiplient, offrant aux Français l’opportunité d’affiner leur jeu et leur esprit compétitif. Ils découvrent aussi l’enthousiasme des foules lors de matchs spectaculaires, comme ceux opposant la Nouvelle-Zélande à l’Australie.
Dès 1906, les All Blacks et leur légendaire haka avaient déjà marqué les esprits lors de leur tournée européenne, attirant des foules immenses. Mais en 1917, Charles Brennus, président de la commission de rugby de l’USFSA, s’alarme du nombre croissant de rugbymen tombés au combat. Pour relancer la pratique et inspirer les jeunes générations, il se tourne vers le général William Birdwood, commandant de l’ANZAC, afin d’organiser une tournée en France d’une sélection de joueurs All Blacks. Une initiative qui marquera un tournant dans l’histoire du rugby hexagonal.
Le 8 avril 1917, le vélodrome municipal de Vincennes, surnommé « La Cipale », accueille un événement inédit : la première édition de la Coupe de la Somme, opposant pour la première fois l’équipe militaire française à celle des Néo-Zélandais.
Avant le coup d’envoi, les deux équipes posent pour l’objectif, immortalisant ce moment. Côté français, le capitaine Maurice Boyau — ancien international de rugby et as de l’aviation — mène ses hommes, aux côtés de Charles Brennus, figure majeure du rugby français. Face à eux, les Néo-Zélandais exécutent leur Haka, la danse traditionnelle maorie, pour marquer leur entrée sur le terrain.
Dans les tribunes, les autorités militaires prennent place : le général Dubail, gouverneur militaire de Paris, le général britannique Leroy-Levis, ainsi que le général Parreau. Le match peut commencer. Les joueurs s’affrontent avec intensité, se disputant le ballon ovale lors des différentes phases de jeu.
La Première Guerre mondiale a profondément marqué l’histoire du rugby. De nombreux internationaux et joueurs emblématiques ont perdu la vie sur les champs de bataille, laissant une trace indélébile dans la mémoire collective de ce sport.
La Grande Guerre
La Première Guerre mondiale a décimé le sport français. 424 athlètes de haut niveau ont péri durant le conflit, dont 121 rugbymen — un bilan tragique mis en lumière par l’historien Michel Merckel dans 14-18, le sport sort des tranchées (Éditions Cairn). Proportionnellement, le rugby paie le tribut le plus lourd de toutes les disciplines.
Les Bleus
Réputés pour leur robustesse et souvent issus du monde rural, les rugbymen étaient fréquemment envoyés en première ligne, principalement dans l’infanterie. Résultat : le rugby français a été dévasté. En 1920, lors de la reprise des rencontres internationales face à l’Écosse, seuls 4 joueurs du XV de France de 1914 étaient encore en vie et sur le terrain.
En Nouvelle-Zélande, la mémoire du rugby se conjugue avec celle de la guerre 14-18.
Pour un rugbyman néo-zélandais, raviver la flamme du souvenir est un acte chargé de symboles. Deux dates ont forgé l’identité de cette nation :
Le rugby, avec une fierté nationale incarnée par l’équipe des All Blacks. Leur légende naît lors de leur tournée européenne de 1905-1906, où leur vitesse et leur cohésion leur valent ce surnom — une déformation de « All backs » (tous arrières), soulignant leur agilité exceptionnelle.
La Première Guerre mondiale, qui marque un tournant historique. Bien que la Nouvelle-Zélande soit un dominion britannique depuis 1907, elle s’engage massivement dans le conflit : 120 000 soldats partent au combat, d’abord au Moyen-Orient. Le 25 avril 1915, lors du débarquement de Gallipoli (actuelle Turquie), 2 700 Néo-Zélandais perdent la vie en une seule journée. Ce jour devient un symbole national, gravé dans la mémoire collective d’un pays qui ne comptait alors qu’un million d’habitants.
Pendant la Première Guerre mondiale, 13 internationaux néo-zélandais ont perdu la vie, dont Dave Gallaher, ancien capitaine des All Blacks lors de leur tournée européenne de 1905-1906. À l’appel de l’Empire britannique, il s’engage comme volontaire, malgré ses 42 ans et son expérience lors de la guerre des Boers. Il combat de 1914 jusqu’à sa mort, le 4 octobre 1917, lors de la bataille de Passchendaele, en Belgique. Comme Jean Bouin en France, Gallaher incarne un héros national, alliant charisme sportif et engagement militaire.
Le 8 avril 1917, à Vincennes, les équipes militaires de Nouvelle-Zélande et de France s’affrontent lors d’un match de gala. Résultat : 40-0 pour les Néo-Zélandais. Cet événement, au-delà du sport, renforce la cohésion entre les armées alliées et sert de propagande : la presse met en avant l’image de soldats charismatiques et unis, aussi bien sur le terrain de rugby que sur le champ de bataille.
Tragiquement, peu après ce match, plusieurs joueurs trouveront la mort lors de la bataille du Chemin des Dames, dans l’Aisne.
Ils ont bien voulu nous aider pour ce projet.
Les photos ont été fournies par la Ligue Nationale de Rugby
6 rue du 8 mai 1945, 40000 Mont de Marsan